Avec une population en forte croissance, Bordeaux se doit de relever le défi de la mobilité urbaine. Mais comment se situe le port de la Lune face aux plus grandes villes de France en termes de transports en commun ? Est-il en avance, ou déjà distancé ?
Avec ses 831 500 habitants, Bordeaux Métropole mise sur un réseau de mobilité douce pour s’assurer d’être accessible. Si la capitale girondine s’impose comme une des meilleures élèves en matière de cyclisme avec ses 200km de pistes cyclables, le réseau TBM (Transports Bordeaux Métropole) est, lui, largement critiqué.
En plus de 186 stations mettant à disposition 2000 vélos, la métropole compte 73 lignes de bus, 4 lignes de tramway – 2 de plus sont à venir – et 8 pontons de navettes fluviales. Cette diversité lui permet d’afficher l’un des maillages les plus complet de France.
Hors Paris, Bordeaux, 9ème ville de France possède le deuxième réseau le plus long avec 83km de lignes, derrière Lyon (135km). Elle se classe également 6ème en nombre de lignes de bus et 4ème en nombre de stations de vélos. Aussi, comme ses homologues, l’ensemble du réseau de Bordeaux est organisé afin de permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Une amplitude horaire imparfaite
Disposer d’un réseau étendu est essentiel, mais l’amplitude horaire l’est tout autant.
Côté tram, la métropole bordelaise est comparable à Strasbourg, Nantes et Toulouse. En effet, ils circulent généralement de 4h30-5h à 0h30-1h. Cependant, des villes comme Montpellier et Nice proposent des services plus importants, avec des derniers trams après 1h.
Pour les bus, horaires classiques, de 5h à 21h, avec 7 lignes de nuit. En comparaison, Lyon, Marseille et Lille proposent des services nocturnes plus développés. Quant à elles, Nice et Nantes se démarquent avec des bus circulant jusqu’à minuit ou plus sur certaines lignes.
Le réseau de transport bordelais ne comprend pas de métro. Plusieurs projets ont été envisagés. Cependant, aucun d’entre eux n’est près de voir le jour. En cause, les contraintes liées au sol marécageux de la ville. Pourtant, cela permettrait de desservir certains lieux difficilement accessibles à l’instar de Darwin ou du stade Matmut Atlantique.
Un prix qui fait débat
En ce qui concerne les tarifs, l’abonnement annuel à Bordeaux s’élève à 244€, ce qui en fait le 6ᵉ plus cher parmi les 10 premières villes de France par habitant, Paris inclus. La plupart des bordelais remettent en cause ce prix, assez conséquent au vu des pannes récurrentes du réseau.


